Le numéro 65 de la revue Exit est en kiosque!
Ce numéro 65 réunit les textes des poètes Hugue Blier,
Jérôme Hazin et François Godin.
Aussi, vous pourrez lire, grâce aux importantes contributions des traducteurs et poètes
Odelin Cruz Salmeron et Francis Catalano, les textes de
deux compagnons de route issus de la même génération, mais de pays différents : de l'Italie,
Claudio Pozzani, et du Mexique, Ernesto Lumbreras.
Vous découvrirez, à la section Invitation, de nouveaux
textes de François Charron. Ces inédits sont précédés d'un entretien
avec Stéphane Despatie, où le poète expose brièvement, mais précisément
et lucidement, ses impressions récentes sur son travail.

Parler dans la traversée du froid
Longue traversée du plateau qui devrait me conduire dans un
poème bien rythmé
James Sacré
il me reste encore un poème
pour me rapprocher de la réalité
Nicole Brossard
On navigue. On traverse le temps, le froid, le feu
comme le grand cirque ordinaire. On contourne les plaques
de glace, le silence d'un soir d'hiver, les éclats de la
mémoire, les restes d'imaginaire, et on pose le pied sur une
matière qui nous accepte. On avance alors sous le ciel
cuivré des changements, confiants, mais alertes et fragiles.
C'est intraduisible, ça « défigure des mots indéfectibles »
(François Godin), mais ça tente l'avancée, cela s'appelle
poésie et ça s'inscrit dans la neige comme dans le sable du
Mexique ou de l'Italie, ou celui, gelé, du Maine, peu
importe, c'est le « givre de l'heure » (Jean-Paul Daoust) ou la
transpiration de l'explorateur, de l'athlète. Et celle du
traducteur, de l'artisan qui s'acharnent à nous offrir ce qui
vibre à leurs oreilles, en leurs corps.
Dans ce numéro 65, vous pourrez lire de nouvelles
voix comme celle d'Hugues Blier qui, avec « Ce que j'ai
voulu dire », brise la glace de la publication, de Jérôme
Hazin qui nous offre « Monochrome gris », une deuxième
publication dans nos pages, et celle de François Godin, qui
publiait son premier recueil en 2011 et qui fait paraître
« Pour détourner ma mémoire de toi », une première colla
boration à Exit. Aussi, vous pourrez lire, grâce aux importantes
contributions des traducteurs et poètes Odelin Cruz
Salmeron et Francis Catalano (membre du comité de rédac
tion de la revue), les textes de deux compagnons de route
issus de la même génération, Claudio Pozzani et Ernesto
Lumbreras. J'avais mis la main sur les textes de Claudio
Pozzani, Italien, d'abord parce qu'il était passé à Montréal
il y a plusieurs années, ensuite je l'ai entendu et vu sur scène
à Lodève, dans le sud de la France, puis finalement au
Festival International de la Poésie de Trois-Rivières à l'au
tomne dernier. Lorsque Francis Catalano m'a proposé ses
textes en traduction, j'ai enfin pu goûter pleinement à ce
que je percevais dans la langue d'origine. Quant à Ernesto
Lumbreras, j'ai d'abord eu la chance de travailler sur un
de ses livres pour ensuite le rencontrer dans son Mexique
natal et le retrouver dernièrement au Québec avec Odelin
Cruz Salmeron, qui, visiblement, partage le même
enthousiasme que moi pour l'univers fascinant et les qualités
indéniables de cet auteur. En terminant, nous sommes fier
de vous présenter, à notre invitation, de nouveaux textes de
François Charron, qui se passe de présentation. Précédés
d'un entretien avec moi, où le poète expose brièvement
mais précisément et lucidement ses impressions sur son
travail, ses textes rassemblés sous le titre d'« Offrandes
corrompues » imposent un sublime déferlement entre
vertige et ancrage. Un beau cadeau : merci François.
Bonne lecture !
Stéphane Despatie
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