Le numéro 71 de la revue Exit est maintenant disponible en kiosque
Le lancement de ce numéro portant sur la poésie argentine contemporaine a eu lieu dans le cadre du 14e Festival de la poésie de Montréal.
Vous pouvez vous le procurer dans certains kiosque à journaux et librairies. Pour recevoir tous nos numéro, vous pouvez également vous abonner.

Palabra viva
une promesse de calme
l'appelait très fort depuis le sud
Tania Langlais
mieux vaut se méfier
les paysages ont la manie de se glisser
dans la peau des hommes
Carle Coppens
nombreux sont les pays qui disparaissent en voyage
Yves Boisvert
L'absence de ce qui se mesure à l'horizon
Me réduit.
Fernand Ouellette
Exceptionnellement dans le cours de son histoire, Exit
publie ici un numéro uniquement composé d'auteurs étrangers.
C'est en partie le hasard qui en a décidé ainsi. Il y a
plus d'un an, Flavia Garcia me proposait un dossier
regroupant des auteurs argentins. Nous avions alors convenu
d'une date de sortie et nous avions appris par la suite que
le thème du Festival de la poésie de Montréal, où serait
lancé ledit numéro, allait avoir pour thème « L'Amérique
du sud et le Mexique ». Comme nous avions sous la main
des traductions d'un poète mexicain et d'un poète panaméen
(traduit par un poète d'origine cubaine), nous avons
alors choisi de les publier à ce moment précis et d'y
ajouter, puisqu'on était déjà dans le monde de la traduction,
un auteur... australien!
Nous retrouverons donc, dans ce numéro 71, des textes de l'Australien
Les liens entre la revue Exit et le Mexique se font généralement
sur une base annuelle; nous publions régulièrement des traductions d'auteurs animant cette littérature
avec laquelle nous nous sommes découverts de nombreuses
affinités. Plusieurs amitiés, également, sont nées de différents voyages, de rencontres et de lectures.
John Watson, traduits par Nancy R. Lange, d'autres de
Javier Alvarado, jeune auteur né à Santiago de Veraguas au
Panama, traduits par Odelin Salmeron, et finalement, des
poèmes d'Alberto Blanco, traduits par Ana Cristina Zúñiga,
qui a l'habitude de présenter en nos pages des auteurs de
son pays d'origine, le Mexique. En fait, c'est le style concret
et référentiel de Blanco qui nous a fait penser à publier les
textes de Watson dans le même numéro. Nous sommes
très heureux de publier ces auteurs pour la première fois.
C'est aussi la première fois que nous publions un Australien et un Panaméen.
Après un séjour à Buenos Aires, effectué il y a quelques
années à l'occasion d'un festival de poésie où je faisais la
découverte de toute une littérature, je m'étais promis de
créer un espace pour un dossier argentin. C'est donc avec
enthousiasme que j'avais accueilli la proposition de Flavia
Garcia. Avec les précieux conseils de Lori Saint-Martin et
de Hugh Hazelton, Flavia a accompli un travail remarquable. Vous pourrez donc lire dans le présent numéro des
textes de Roberto Raschella, Mirta Rosenberg, Beatriz
Vignoli, Alejandro Crotto, María Negroni, Sandro Barrella
et Graciela Aráoz. Les 8000 kilomètres qui séparent l'Argentine du Québec, ici, ne se sentent aucunement. Merci
Flavia Garcia de nous offrir cet échantillon. En terminant,
nous devons malheureusement, pour des raisons techniques, retarder la publication des textes de Jorge Aulicino,
poète argentin des plus intéressants. Mais vous pourrez lire
ses textes en nos pages cet automne.
Bonne lecture !
Stéphane Despatie
|